Centre des Congrès
Hôtel Delta
Trois-Rivières
Jeudi, le 16 novembre 1995
18 h 00 Inscription (Au Foyer)
19 h 00 Atelier de formation (Salon Le Triffluvien B)
Des outils pour un transfert technologique
efficace : l'expérience UNIVALCOM
Animateurs :
Sylvain Desjardins,
directeur,
Bureau de liaison entreprises-Université
Université de Sherbrooke
Yves Lusignan
président Capintel
21 h 00 Cocktail (Salon Beaudoin)
Vendredi, le 17 novembre 1995
7 h 30 Petit déjeuner continental (Au Foyer)
8 h 00 Inscription (Au Foyer)
8 h 30 Mot de bienvenue (Salon le Triffluvien B)
Jean Lebel, Président de l'ADARUQ, Université du Québec
Gilles Beaudry, Président du comité d'organisation du colloque,
Université du Québec à Trois-Rivières
8 h 45 Plénière préparatoire aux ateliers parallèles
(Salon Le Triffluvien B)
La recherche universitaire au service
de la société
Conférencier : Réjean Landry
Chercheur
Département de science politique
Université Laval
avec la participation des animateurs des ateliers parallèles
10 h 00 Pause
10 h 20 Ateliers parallèles
Communication publique de la recherche
Animateur : Alain Caillé
Vice-recteur à la recherche
Université de Sherbrooke
Transfert des connaissances et stratégies
de financement en sciences humaines
Animateur : André Thibault
Vice-recteur à l'enseignement et à la recherche
Université du Québec à Trois-Rivières
Conditions d'accroissement des collaborations
universités-entreprises
Animatrice : Érica Besso
Directrice
Service de la recherche
Université Concordia
Exploitation des résultats de
la recherche
Animateur : Pierre Parent
Directeur
Bureau de liaison pour la recherche et le développement
Université du Québec à Montréal
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un résumé des discussions dans ces ateliers
11 h 30 Assemblée générale annuelle de l'ADARUQ
(Salon le Triffluvien B)
12 h 00 Déjeuner (Salon le Triffluvien A)
13 h 00 Ateliers parallèles (Suite des discussions de l'avant-midi)
14 h 15 Pause
14 h 45 Conférencier invité (Salon Le Triffluvien B)
Pierre Fortier
Ancien ministre et
Président de la compagnie Innovitech
16 h 00 Fin du colloque
Description des ateliers
Atelier de formation
Des outils pour un transfert technologique efficace : l'expérience UNIVALCOM
La performance des collaborations entreprises-Universités repose
en partie sur la capacité des universités d'appuyer une intégration
complète du processus de transfert de technologie. À partir
de concepts expérimentaux ou de prototypes de laboratoire, on cherchera
à identifier et à protéger les idées innovatrices,
à mettre en valeur les résultats de recherche (transférables),
à identifier les partenaires industriels, à négocier
et octroyer des licences et à proposer des programmes d'accompagnement
en R&D.
Cette nouvelle approche proactive en transfert de technologie est essentielle
et requiert des Bureaux de liaison entreprises-Universités (BLEUs)
qu'ils développent constamment des expertises, des outils et des
mécanismes appropriés afin de favoriser une mise en valeur
et une commercialisation efficace des résultats issus de la recherche
universitaire. Ce faisant, ils appuient le virage technologique et augmentent
la compétitivité internationale des entreprises québécoises.
Cette préoccupation a donné naissance à UNIVALCOM,
un projet pilote d'évaluation de la valeur commerciale de découvertes
issues du milieu universitaire. Ce projet structurant est réalisé
sous la responsabilité du BLEU de l'Université de Sherbrooke
et compte sur la participation technique et financière du ministère
de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie (MICST).
Les BLEUs de quatre autres établissements universitaires participent
au projet : l'Université Laval, l'Université du Québec
à Montréal, l'École Polytechnique et l'Institut Armand-Frappier.
Les résultats de la phase I du projet UNIVALCOM seront présentés
dans le cadre de cet atelier de formation.
Plénière préparatoire aux ateliers parallèles
La
recherche universitaire au service de la société
Comprise il y a vingt ans comme étant le fait de la contribution
de l'ensemble des activités d'enseignement et de recherche au développement
général de la société, la notion de services
à la société renvoie maintenant à une fonction
distincte de l'enseignement et de la recherche, supportée par une
structure institutionnelle propre répondant aux demandes d'une clientèle
externe. Cette transformation de la notion de services à la société
a contribué à l'émergence de nouveaux rapports, de
nouvelles formes d'alliances entre, d'une part, l'Université et la
société et, d'autre part, entre l'Université et l'État.
La communication montrera, à partir des résultats de deux
études empiriques, que la contribution des professeurs des universités
québécoises (la nouvelle forme de service à la société)
à ces alliances est déjà intense :
- 83% des universitaires québécois ont réalisé
des projets en collaboration avec d'autres universitaires au cours des
cinq dernières années;
- 40% ont réalisé des projets avec des entreprises privées;
- 80% ont réalisé des projets avec des institutions autres
que des entreprises.
Ces chiffres concernent les projets qui transitent ou non par les services
des universités, projets qui vont de réalisations sur une
base bénévole aux contrats personnels rémunérés.
Il importe de souligner que les chercheurs des sciences humaines et sociales
sont eux aussi très actifs dans ces alliances, particulièrement
dans celles avec des institutions autres que les entreprises.
Les résultats d'une seconde étude empirique réalisée
par l'auteur démontrent que la demande des entreprises manufacturières
québécoises concerne essentiellement la fourniture de technologies
bien établies plutôt que le développement de produits
ou la réalisation de travaux de recherche. La structure de cette
demande s'explique principalement par la taille des entreprises : le
Québec correspond à une économie de PME. Cet état
de fait comporte des implications importantes pour les universités
et les gouvernements. Ces nouvelles formes d'alliances à travers
lesquelles les universités rendent des services à la société
se caractérisent par deux traits fondamentaux : l'État
agit en réaction plutôt qu'en anticipation et il tend généralement
à donner son appui aux alliances contrôlées par les
entreprises plutôt que par les universités. L'émergence
de ces nouveaux rapports incite les universités et les entreprises
à compétitionner pour l'appui direct et indirect de l'État.
En échange de cet appui, les universités et les entreprises
promettent innovation, compétitivité, création de richesses
et création d'emplois. L'état a intérêt à
soutenir ses universités et ses entreprises.
Dans ce contexte global de compétition pour l'appui de l'État,
les administrateurs de la recherche universitaire seront de plus en plus
incités à se mobiliser pour promouvoir et valoriser les apports
des universités à ces alliances. Ils maximiseront aussi l'appui
de l'État aux universités aussi bien que le pouvoir de décision
de ces dernières au sein de ces alliances.
Dans le contexte actuel de globalisation de la science, de la technologie
et de l'économie, les universités deviennent un partenaire
parmi d'autres et, à ce titre, elles devront promouvoir leurs intérêts
de la même manière que n'importe quel autre groupe d'intérêt
qui cherche à obtenir l'appui de l'État.
Ateliers parallèles
Compte tenu de l'état actuel des finances publiques et des pressions
croissantes exercées auprès des gouvernements pour qu'ils
justifient davantage leurs dépenses, la population est en droit de
s'attendre à ce que les investissements en recherche contribuent
à la solution des problèmes socio-économiques et rapportent
à la société à plus ou moins long terme. Le
maintien du support public assurant la qualité de la recherche universitaire
et de la formation de chercheurs dépendra de plus en plus des efforts
de sensibilisation du public et du développement de la culture scientifique
de la population. On s'attend donc de plus en plus à ce que la communauté
universitaire assume la responsabilité de communiquer efficacement
la nature, l'importance et les résultats de la recherche.
La valorisation de la recherche auprès du public incombe à
tous les groupes intervenant dans la recherche et la formation de chercheurs :
les universités, les sociétés professionnelles, les
chercheurs et les organismes qui appuient financièrement la recherche.
Quels devraient être les principes directeurs en matière de
communication? Quel devrait être le rôle des bureaux de la recherche
des universités, des bureaux de relations publiques et des chercheurs
eux-mêmes? Quels mécanismes et stratégies de communication
auraient le plus de retombées?
Le transfert des connaissances vers les milieux externes pose des difficultés
et des défis particuliers dans le cas des sciences humaines. À
l'exception de certains domaines où la dynamique est semblable à
celle des sciences naturelles et du génie, la recherche en sciences
humaines ne rejoint généralement pas aussi immédiatement
les enjeux et les stratégies des entreprises privées, et pas
toujours non plus ceux des organismes sociaux et économiques. Les
collaborations de recherche se sont certes accrues depuis que le Gouvernement
fédéral a mis de l'avant sa politique d'appariement et que
les organismes subventionnaires ont créé des programmes de
recherche coopérative. La croissance cependant, fallait-il s'y attendre,
a été beaucoup plus marquée en sciences naturelles
et en génie.
Comment peut-on s'y prendre pour accroître les collaborations dans
le secteur des sciences humaines? Le peu d'intérêt de certains
milieux tiendrait-il au manque de connaissance des possibilités de
contribution des sciences humaines aux défis sociaux, économiques
et aux défis des entreprises privées? Les formules de collaboration
actuellement exploitées (contrats, chaire, recherche coopérative
sur projet, etc.) seraient-elles mieux adaptées aux autres secteurs
de recherche?
On constate dans les sciences technologiques que les chercheurs jouent un
rôle déterminant dans le démarchage en vue d'identifier
et d'intéresser des partenaires externes. Doit-on souhaiter que les
chercheurs des sciences humaines soient plus actifs pour proposer ainsi
leur expertise? Le besoin de plus en plus pressant de former des étudiants
aux différentes réalités du milieu de travail et l'implication
de ces derniers dans les activités de recherche ne militent-ils pas
en faveur d'une augmentation des collaborations externes? Les collaborations
externes représentent-elles un élément de solution
au problème du sous-financement de la recherche en sciences humaines?
Les universités sont invitées plus que jamais, tant par
les gouvernements que par les organismes subventionnaires, à collaborer
davantage avec les milieux externes, en particulier avec les entreprises
privées. Malgré le développement remarquable des dix
dernières années au chapitre des collaborations universités-entreprises,
les besoins en R&D des entreprises et la mondialisation des marchés
militent fortement en faveur de l'accroissement du nombre et de l'importance
de telles collaborations. Du point de vue des universités, on devra
compter de plus en plus sur le financement des entreprises privées
pour supporter les activités de recherche et la formation des étudiants.
D'après une étude récente du Conseil de recherches
en sciences naturelles et en génie et du Conference Board du Canada,
il existe une volonté de rapprochement entre les deux milieux. La
recherche universitaire figure parmi les principales stratégies de
R&D de l'entreprise. L'écart entre les deux cultures organisationnelles
constitue encore le principal obstacle à une collaboration plus efficace
entre les universités et les entreprises. Quels sont de part et d'autre
les éléments culturels qui posent problème et quels
sont les moyens de les atténuer? Quelles sont les conditions de l'accroissement
des collaborations universités-entreprises? Et quelles doivent être
les meilleures stratégies des universités pour faire en sorte
que les partenaires comprennent et acceptent mieux les réalités
de la recherche universitaire?
À ce jour, les collaborations ont pris diverses formes : les
contrats de recherche, le partenariat à plus long terme, la circulation
de personnels scientifiques ou d'étudiants. Quelles formes de collaboration
doit-on privilégier au cours des prochaines années face à
la grande entreprise et face à la PME? Quelles modifications pourrait-on
apporter à l'une ou l'autre de ces formes de collaboration afin d'en
augmenter l'efficacité? Les programmes de support créés
depuis quelques années, notamment par les organismes subventionnaires
fédéraux et le Fonds FCAR, ont joué un rôle important
jusqu'à maintenant. Quelles stratégies les universités
pourraient-elles mettre de l'avant pour amener les organismes subventionnaires
à appuyer davantage cette évolution des collaborations?
Le discours politique des dernières années, tant canadien
que québécois, encourage très fortement l'exploitation
des résultats de la recherche universitaire. C'est dans ce contexte
que les conseils subventionnaires ont mis sur pied différents programmes
qui ont pour objectif d'accroître la contribution de la recherche
universitaire au développement technologique, économique et
social. L'exploitation, à des fins commerciales ou sociales, d'une
découverte ou d'un produit de la recherche ne peut se réaliser
qu'à partir d'une collaboration étroite entre les chercheurs
et l'université.
Le processus d'exploitation de la propriété intellectuelle
est en soi complexe. Il exige que l'université dispose d'une expertise
particulière qui permette de conseiller les chercheurs et de négocier
avec les partenaires. De quelle expertise s'agit-il précisément
et comment les universités peuvent-elles la développer? Comment
réagissent les professeurs-chercheurs lors des différentes
étapes du processus d'exploitation des produits de la recherche?
La recherche en sciences humaines conduit à des objets d'exploitation
généralement très différents de ceux des autres
secteurs de recherche. En quoi se démarque le processus d'exploitation
de la recherche dans le cas des sciences humaines?
L'exploitation des résultats de la recherche peut prendre plusieurs
formes. Quelles sont-elles? Comment identifier une technologie ou un produit
susceptible d'être exploité? Comme le partenaire externe est
en quelque sorte le client avec lequel on négocie les conditions
de transaction, on peut se demander s'il existe un partenaire idéal.
Si oui, comment le trouver?
Membres du Comité d'organisation du colloque
- Président du comité d'organisation:
Gilles Beaudry
Doyen des études avancées et de la recherche
Université du Québec à Trois-Rivières
Jean Lebel, Président de l'ADARUQ :
Directeur
Service des études avancées et de la recherche
Université du Québec
Michel Dumas, Président sortant
Directeur
Bureau de la recherche subventionnée
Université Laval
Guy Barabé, Secrétaire trésorier
Adjoint à la gestion de la recherche
Bureau du doyen des études et de la recherche
Université du Québec à Hull
Érica Besso
Directrice
Service de la recherche
Université Concordia
Carmen Charette
Directrice
Subventions de recherche
CRSNG
Sylvain Desjardins
Directeur
Bureau de liaison entreprises-Université
Université de Sherbrooke
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