Colloque 1995

Résumé des discussions lors des ateliers sur



Atelier no 1:
La communication publique de la recherche




Animateur de l'atelier: M. Alain Caillé
Vice-recteur à la recherche
Université de Sherbrooke

Secrétaire de l'atelier: M. Michel Morin
Agent de recherche
Décanat des études avancées et de la recherche
Université du Québec à Trois-Rivières


La communication scientifique de la recherche est une pratique solidement ancrée chez les chercheurs universitaires qui sont loin d'avoir démontré la même préoccupation à l'égard de la communication publique de la recherche. Les chercheurs se sont habitués à discuter de la science entre habitués lors de réunions scientifiques ou à publier des articles scientifiques à l'intention de lecteurs initiés. A quelques exceptions, ils n'ont jamais vraiment apporté d'attention à faire connaître à l'extérieur du cercle scientifique la nature ainsi que l'importance de leur recherche et des résultats qui en découlent. De même, c'est un petit groupe très limité qui s'est intéressé à l'exploitation concrète des résultats de ces recherches. Il faut souligner que ce n'est que tout récemment que les conseils subventionnaires ont exprimé ouvertement la nécessité de donner plus de visibilité à la recherche scientifique et la volonté de reconnaître les efforts des chercheurs à vulgariser les résultats de leurs travaux à l'intention d'un public élargi.

Depuis quelques années, on voit ainsi émerger une préoccupation grandissante à l'égard de la communication publique de la recherche. Cette préoccupation origine entre autres, de la nécessité de protéger les budgets de recherche que les décideurs politiques, aux prises avec les problèmes des finances publiques, sont tentés de réduire de façon substantielle. Également, les chercheurs universitaires se sentent de plus en plus interpellés par le développement d'une culture scientifique au sein de la société. Il revient en effet d'abord à la communauté scientifique d'amener les décideurs politiques à considérer les budgets de recherche universitaire comme un investissement à moyen et à long termes plutôt que comme une dépense.

La "distance" entre les scientifiques et la société


La communication publique de la recherche pose toutefois un certain nombre de problèmes dont entre autres le fait que ce ne sont pas tous les chercheurs qui ont développé les habiletés à vulgariser leurs travaux de recherche et à communiquer aisément avec un public non-initié. De plus, il n'existe pas beaucoup de lieux réservés à la communication publique de la recherche et lorsqu'ils existent, les chercheurs n'ont pas facilement accès à ces tribunes en raison de la distance qui existe entre autres, entre les chercheurs et les associations professionnelles.

On doit également reconnaître que les interlocuteurs visés par la communication publique de la recherche ne sont pas toujours nombreux à l'écoute. En effet, les politiciens sont préoccupés par des problèmes qu'ils jugent plus urgents, au sein des ministères, on s'affaire à l'application de politiques alors que dans les entreprises, la gestion courante des opérations draine la plus grande partie des énergies, laissant peu de place au développement et aux innovations technologiques.

On peut identifier certains facteurs militant en faveur de l'élaboration d'une stratégie de communication publique de la recherche. A une époque où les nouvelles technologies pénètrent de plus en plus la vie quotidienne d'une partie grandissante de la population, on rapporte néanmoins que de moins en moins d'individus se sentent à l'aise avec la science.

Il apparaît également que les programmes d'enseignement des niveaux secondaire et collégial ne contribuent pas de façon sensible au développement de la culture scientifique malgré le fait que cette population est elle-même de plus en plus exposée aux applications concrètes de la science. Ces deux constatations au niveau du grand public peuvent soulever la question de la capacité du public à aborder avec un esprit critique l'adoption de nouvelles politiques sociales des technologies dans le contexte d'une pénétration grandissante de celles-ci dans la vie de tous les jours.

On estime que les gestionnaires d'entreprises qui ont eu l'opportunité d'acquérir une culture scientifique démontrent une plus grande ouverture à l'implantation des technologies de pointe et en font une utilisation efficace. D'autre part, les gestionnaires qui ne sont pas à l'aise avec la science se montrent très prudents et même réticents et ratent parfois des opportunités d'améliorer la productivité de leurs entreprises.

Enfin, il faut aborder la question de l'image qui se dégage de la recherche universitaire. Aux yeux de certains décideurs politiques, la recherche universitaire, occultée par la perception qu'ils ont des universités, présente un niveau de faible efficacité en regard des sommes qui y sont investies; pour d'autres, la recherche universitaire se porte bien et il n'est pas nécessaire de s'en préoccuper à l'heure où tant d'autres problèmes sont de plus en plus présents. A ce discours en quelque sorte utilitariste qui milite en faveur de la réduction des budgets de recherche et qui offre peu de garantie en termes de développement des connaissances, il faudrait répondre un message culturel visant à élever le niveau de sensibilité de la société à la culture scientifique.

Tel qu'évoqué plus haut, ce défaut de perception existe également au sein des entreprises. Bon nombre de gestionnaires, ayant déjà eu un contact avec l'université et souvent détenteurs d'un diplôme universitaire considèrent que la recherche universitaire peut aider leur entreprise et font une utilisation efficace des résultats de recherche. D'autres la considèrent comme une menace à leur fonctionnement habituel, ne voient pas en quoi elle peut leur être utile ou ignorent complètement son existence.

Enfin, plusieurs dirigeants d'entreprises considèrent la recherche universitaire comme inefficace car elle n'apporte pas de solution immédiate à leurs problèmes ou parce qu'elle ne fournit pas le "produit miracle" susceptible d'améliorer la position concurrentielle de l'entreprise.

Il ressort que les associations à succès entre les entreprises et les universités n'ont pas été suffisamment publicisées. Des efforts accrus doivent être consacrés à l'impact de la valorisation de la recherche tant pour les partenaires que pour les universitaires.

La communauté scientifique doit s'impliquer dans la communication publique de la recherche en visant:

Quelques orientations d'action:


La communauté scientifique doit se donner une stratégie d'action afin d'encourager la réalisation d'une politique scientifique au Québec. Elle doit également viser à faire reconnaître par les organismes subventionnaires les efforts déployés par les chercheurs pour communiquer les résultats de leur recherche à un public élargi. Souvent par le passé, des chercheurs se sont sentis pénalisés lorsqu'ils s'adonnaient à la diffusion de leurs travaux à des auditoires non-initiés.
Une troisième démarche doit permettre d'identifier des alliés qui ont de l'influence auprès des décideurs politiques. Ces alliés doivent faire connaître le rôle de la recherche universitaire, les activités de valorisation de la recherche universitaire et les impacts des décisions politiques la touchant.

On suggère de créer un réseau de communication publique de la recherche. La première étape de cette démarche au Québec pourrait être de confier à l'ADARUQ et à l'ACFAS la responsabilité de former un comité dont le mandat serait d'examiner les façons de pénétrer les milieux politique et social. Ce comité pourrait comprendre des représentants de divers groupes-cibles. Il serait ainsi possible de créer des alliances avec diverses associations professionnelles. L'ADRIQ pourrait également être impliquée dans cette réflexion.

Au niveau national, il serait souhaitable qu'un organisme existant prenne en charge l'organisation d'événements nationaux, provinciaux ou régionaux visant la diffusion publique de la recherche.

Afin d'inciter les chercheurs à s'impliquer davantage dans la communication publique de la recherche, on suggère d'établir une concertation entre la communauté scientifique et les organismes subventionnaires afin que soit reconnue la communication publique de la recherche lors de l'évaluation des dossiers des chercheurs.

Conclusion


Parmi tous les intervenants, il apparaît que les chercheurs et la communauté scientifique toute entière doivent jouer un rôle majeur afin de faire connaître et reconnaître l'importance de la recherche universitaire et ses impacts sur les plans culturel, économique et social. Ces efforts de la communauté scientifique devraient mener à une concertation avec les administrateurs de recherche universitaire, les organismes subventionnaires, les associations professionnelles et les représentants des ministères. Ce mouvement doit viser les décideurs politiques afin d'assurer la protection des budgets de recherche universitaire, les usagers potentiels en vue d'une valorisation accrue des résultats de recherche et la population en général aux fins du développement de la culture scientifique.


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Atelier no 2

Transfert des connaissances
et stratégies de financement en sciences humaines



Animateur de l'atelier : M. André Thibault,
vice-recteur à l'enseignement et à la recherche
Université du Québec à Trois-Rivières

Secrétaire de l'atelier: M. Christian Doré
Agent de recherche
VPER/Service des études avancées et de la recherche
Université du Québec


Les sciences sociales et humaines (SSH) s'engagent encore assez peu dans des activités de transfert des connaissances vers les entreprises privées et les organismes sociaux et économiques. Selon les avis exprimés par les participants à cet atelier, trois conditions sont nécessaires afin d'accroître les collaborations dans ces secteurs : une meilleure intégration des activités de transfert aux missions d'enseignement et de recherche de l'université; la promotion de la valeur et des apports des recherches en SSH; et des assouplissements aux politiques de frais de la recherche dans les universités et aux politiques fiscales de R &D des gouvernements.

(En guise d'introduction, M. Thibault rappelle brièvement la problématique particulière aux stratégies de financement des activités de transfert des connaissances en SSH.)

Il existe actuellement une demande de connaissances adressée aux SSH. Elle découle notamment des mutations des organismes publics qu'imposent particulièrement les contraintes budgétaires du gouvernement, de la mondialisation de l'économie ainsi que des besoins de formation et de perfectionnement des ressources humaines des entreprises privées. Les ressources humaines apparaissent d'ailleurs de plus en plus déterminantes dans les organisations. Enfin, on constate que le financement nécessaire au transfert de ces connaissances vers les milieux externes est disponible.

Malgré cela, la contribution de ces secteurs aux défis des entreprises privées et des organismes sociaux et économiques reste encore assez peu élevée. Plusieurs facteurs, tant internes qu'externes au milieu de la recherche en SSH, sont mis en cause : problème des SSH à reconnaître les demandes qui leur sont adressées; problème des SSH à savoir faire le transfert de connaissances; recherches des SSH non pertinentes en regard des demandes de la société; conscience peu élevée des problématiques sociales et humaines dans la société et de la part de chercheurs et de gestionnaires; etc.

La question qui se pose alors est la suivante : comment accroître le transfert des connaissances en SSH?

(Commentaires des participants à l'atelier)

Selon les participants à l'atelier, trois conditions sont nécessaires au développement des collaborations entre les SSH et la société. La première condition consiste en l'intégration des activités de transferts des connaissances dans les activités d'enseignement et de recherche des professeurs.

Actuellement, un grand nombre des demandes des milieux externes qui sont adressées aux professeurs-chercheurs des SSH s'ajuste difficilement à leurs tâches de formation et de recherche. La plupart de ces demandes sont orientées vers des besoins de consultation rapide, souvent de bas de gamme, et qui s'inscrivent peu ou pas du tout dans les projets de recherche en cours ainsi que dans les projets de mémoire et thèse des étudiants gradués. De surcroît, les activités demandées se font parfois au détriment des activités de formation et de recherche, et vice versa. Dans le cas particulier des SSH, ces demandes sont souvent à caractère bénévole, ou réfèrent à des marchés où les professeurs-chercheurs sont appelés à compétitionner avec d'anciens étudiants maintenant devenus consultants. Dans ce sens, il importe de bien définir le créneau des universités qui devrait se situer au-delà des activités de résolution à court terme de problèmes. À l'exception des demandes sur une base bénévole propres au SSH et des grands projets propres aux sciences naturelles et génie (SNG), on fait remarquer que la situation en général ne diffère guère d'un secteur à l'autre.

Dans ce contexte, quelques-uns questionnent même la légitimité de l'université (SSH) à répondre aux demandes externes. Compte tenu de la pression qui est présentement exercée sur l'université afin qu'elle s'ouvre davantage aux problèmes de la société, il est suggéré que les activités de transfert des connaissances soient rapidement intégrées aux deux missions fondamentales de l'université. Ce processus devrait notamment permettre une prospection des besoins externes et fournir au professeur-chercheur une formule incitative aux activités de transfert.

La deuxième condition supportant l'augmentation des activités de transfert des connaissances dans le secteur des SSH appelle une promotion accrue de la valeur et de la pertinence des recherches réalisées en SSH.

Les recherches en SSH semblent présentement souffrir d'un problème de perception, voire d'image, qui les relègue en secteurs de recherche de seconde zone après les SNG. Ce problème serait principalement associé à une méconnaissance par la société des activités en SSH, à une inhabileté des milieux scientifiques à se faire connaître et à une incompréhension, surtout de la part des entreprises, de la dynamique de recherche de ces secteurs. En ce qui concerne la méconnaissance de la société pour les activités de recherche en SSH, elle semble principalement résulter du nombre élevé d'activités de recherche qui ne transitent pas par l'université et qui ne profitent donc pas d'une antenne de diffusion potentiellement importante auprès du public en général. L'inhabileté des milieux scientifiques à se faire connaître serait quant à elle liée à l'absence d'intégration du transfert des connaissances, pourtant nécessaire à la diffusion des travaux des chercheurs au-delà des cercles scientifiques, ainsi qu'à la difficulté des organisations universitaires à reconnaître ces activités lors de l'évaluation des curriculum des chercheurs ou de leur promotion. Pour ce qui est de l'incompréhension de la dynamique de la recherche de ces secteurs, elle apparaît liée à l'apparente incompatibilité des besoins de résultats rapides et efficaces des entreprises à l'offre de recherche à plus long terme des SSH.

Afin d'augmenter la sensibilité des milieux externes à la valeur et à la pertinence de la recherche et des services disponibles en SSH, il est proposé entre autres les moyens suivants : promouvoir une plus grande tolérance envers les exigences de la recherche en SSH (recherches à plus long terme, tâches connexes comme l'encadrement des étudiants et les publications scientifiques); mieux faire comprendre les différences de la recherche en SSH comparativement à des services de consultation; améliorer la diffusion publique des travaux de recherches; et accroître le démarchage auprès des clientèles-cible actuelles (milieu communautaire et les services publics) et éventuelles, notamment à l'aide de mécanismes de relais ou d'interrelation permettant d'intervenir dans le processus de prise de décision politique, tels ceux en SNG (le CRIQ, le CRIM ou le CQVB).

Enfin, une troisième condition apparaît essentielle à l'accroissement du transfert des connaissances en SSH. Il s'agit d'apporter des assouplissements aux politiques de frais de la recherche dans les universités et aux politiques fiscales de R&D des gouvernements actuellement en vigueur.

De l'avis de plusieurs, la politique universitaire actuelle de frais indirects de recherche (15%) peut constituer un frein important à l'octroi de contrats aux SSH. L'expérience montre que certains contrats ont même été perdus faute de fonds suffisants des organismes externes pour assumer les frais indirects requis. Compte tenu de la situation financière souvent précaire de la clientèle actuelle des SSH, il est suggéré qu'une sensibilisation plus importante soit effectué auprès des autorités compétentes pour accélérer la mise en place de conditions flexibles dans l'application de ces frais entre les SSH et les SNG, notamment pour les phases de mise en place.

En ce qui a trait aux politiques fiscales des gouvernements, il est aussi proposé qu'un lobbying plus important soit effectué afin de créer des incitatifs pour les utilisateurs de recherche en SSH, et ce au même titre que les crédits d'impôts dont profitent les utilisateurs de R&D en SNG. Par exemple certaines recherches en sciences humaines ne pourraient-elle pas se situer en amont des programmes de formation et à ce titre être acceptées dans le calcul du 1% consacré obligatoirement à la formation de la main-d'oeuvre.

De telles mesures, à l'instar des autres ci-haut mentionnées, ne figurent qu'à titre indicatif et visent essentiellement à ouvrir des pistes de réflexions sur le problème stratégique pour notre société du transfert des connaissances en SSH et sur celui du financement de la recherche dans ces secteurs.

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Atelier no 3.

Conditions d'accroissement des collaborations universités-entreprises

Animateur de l'atelier : Mme Érika Besso
Directrice
Service de la recherche
Université Concordia
Secrétaire de l'atelier: M. Cédrick Pautel
Agent de recherche
Décanat des études avancées et de la recherche
Université du Québec à Trois-Rivières


Le partenariat université-entreprise: une question de culture


Il ne fait aucun doute que les milieux universitaire et industriel possèdent des cultures différentes et même, à certains égards, contradictoires. La plus importante différence culturelle réside probablement dans la définition de la mesure d'impact: tandis que pour le milieu industriel, l'impact se mesure à court terme par le calcul de la rentabilité; au sein du milieu universitaire, l'impact se mesure à long terme par le progrès des connaissances. Une fois reconnue l'existence de cette différence culturelle, que peut-on faire pour la combler?



D'abord, bien se connaître

Il est probable que les milieux universitaire et industriel ne parviendront jamais à aplanir toutes leurs différences de culture. Il s'agit là d'une mission impossible. Mais ils peuvent cependant établir des ponts à partir desquels une collaboration mutuellement bénéfique pourra s'établir.

À cet égard, une bonne stratégie de partenariat repose d'abord et avant tout sur une bonne connaissance mutuelle des partenaires. Ceux-ci ont un double intérêt à bien définir leurs limites et leurs contraintes respectives: Afin, d'une part, d'éviter de créer de fausses attentes chez leur partenaire et, d'autre part, de bénéficier de son empathie.

Malheureusement, on a parfois tendance à bâcler les premières étapes d'un partenariat, sous la pression des échéanciers imposés pour le dépôt des demandes de subventions. Or, l'expérience démontre qu'il vaut mieux, dès le départ, bien définir les attentes -et surtout- les responsabilités de chacun. Il faut aussi clairement établir les conditions matérielles nécessaires à la réalisation du projet si l'on veut éviter les déceptions ultérieures. En somme, il vaut mieux prévenir que guérir.



Ensuite, tenir compte des limites de chacun

S'il est nécessaire de bien se connaître, il faut également tenir compte des limites de chacun des partenaires.

Du côté des entreprises, bien que certaines se montrent encore trop peu sensibilisées à l'utilité de la recherche, plusieurs connaissent également leur lot de difficultés: fermetures, réaménagement au sein du personnel, coupures budgétaires, changement de direction, etc. Ces événements entraînent parfois l'abandon ou le report de projets de recherche de longue haleine au sein desquels énormément de temps et d'énergie ont été investis.

Du côté des universités, encore aujourd'hui, la contribution d'un professeur à la solution d'un problème en entreprise n'est pas nécessairement reconnue dans sa tâche. Ainsi, certains directeurs de départements s'objectent à ce que les professeurs non encore agrégés soient sollicités pour des projets en entreprise, car ils souhaitent que ces professeurs concentrent leurs efforts au développement de leur carrière (publications et recherche).

Il faut dire qu'auparavant, les liens avec l'entreprise étaient plutôt mal perçus et il s'était développé une sorte de tabou à ce sujet. Aujourd'hui, la réalité vécue par les étudiants et par les universités a considérablement changé mais cette nouvelle réalité n'est pas nécessairement parfaitement intégrée par tous.

Pourtant, il ne fait aucun doute qu'un professeur travaillant en lien avec l'industrie pourra mieux former ses étudiants aux exigences du marché du travail. C'est pourquoi les universités ne devraient pas hésiter à investir dans le développement de liens avec le milieu industriel. Ainsi, tout projet de partenariat devrait faire l'objet d'un suivi serré -sur le plan administratif et des échéanciers- par quelqu'un embauché à cette fin. Il est clair que les professeurs n'ont ni le temps, ni la formation requise pour assumer ce genre de responsabilités.



Enfin, placer l'étudiant au coeur du partenariat

Enfin, il ne faut pas oublier que la recherche universitaire a pour but premier de former les étudiants de maîtrise et de doctorat. À cet égard, les entreprises et les universités ne partagent pas toujours les mêmes intérêts. Par exemple, en ce qui a trait à la confidentialité des données de recherche ou encore aux échéances propres à l'évaluation d'un mémoire de maîtrise ou d'une thèse de doctorat. Malgré cela, la collaboration avec le milieu industriel demeure bénéfique pour les étudiants et ce, à plusieurs égards.
Elle leur donne tout d'abord l'occasion d'acquérir une expérience concrète en milieu de travail, avec tout ce que cela comporte en termes d'apprentissages, que ce soit sur le plan des connaissances disciplinaires (le savoir), des apprentissages pratiques (savoir-faire) ou sur le plan des attitudes et des comportements (savoir-être). Ainsi, les étudiants formés en entreprise seront davantage sensibles aux préoccupations qui ont cours en milieu de travail, comme le respect des échéances, les contraintes financières et les exigences de la propriété intellectuelle.

Elle leur donne également l'opportunité de travailler sur un sujet touchant de près les besoins réels du milieu industriel, les situant ainsi à la fine pointe de leur discipline. Ce qui peut faciliter leur entrée sur le marché du travail.

Enfin, elle leur fournit souvent une source de rémunération durant leurs études. Compte tenu de la hausse des frais de scolarité et du niveau d'endettement atteint par plusieurs étudiants, c'est un avantage à ne pas négliger.

Le partenariat université-entreprise: développer davantage les liens avec la PME

HISTORIQUEMENT, les collaborations de recherche entre les milieux industriel et universitaire se sont d'abord développées avec de grandes entreprises. Aujourd'hui, de plus en plus de projets de partenariat se réalisent avec la PME. Quelles formes de collaboration privilégier avec ce type d'entreprise?

Compte tenu de sa taille et de sa structure, l'université ressemble davantage à la grande entreprise qu'à la PME. Mais le nombre de grandes entreprises étant limité au Québec (l'économie québécoise est constituée à près de 97% d'entreprises de moins de 50 employés) l'université a tout intérêt à se tourner vers la PME:


Des besoins particuliers

Mais le développement de partenariats de recherche avec la PME doit tenir compte des particularités qui caractérisent souvent ce type d'entreprise: un état d'urgence permanent et des ressources limitées.

La PME est un partenaire pressé. Lorsqu'elle vient frapper à la porte de l'université, c'est qu'elle se confronte à un problème immédiat auquel elle doit apporter une solution de toute urgence. Pour elle, il s'agit souvent d'une question de survie. Or, les ressources qu'elle peut affecter à la solution de son problème sont, la plupart du temps, limitées et il lui est parfois difficile d'accepter que l'université ne puisse être une source de financement pour sa R&D.

En effet, l'université est financée par des fonds publics, perçus à même les taxes des contribuables. Elle est donc tenue à l'imputabilité et doit faire preuve d'une gestion particulièrement rigoureuse des fonds qui lui sont confiés.

Cette obligation de rigueur financière se traduit, entre autre, par la perception de frais indirects de recherche. Or, ces frais sont souvent considérés comme un obstacle majeur au développement de partenariats de recherche avec la PME. Il est vrai que le calcul des frais indirects a été établi à une époque où les partenariats de recherche concernaient presque exclusivement des grandes entreprises. Or, contrairement, à la grande entreprise, la PME peut difficilement supporter des frais indirects de 30 à 40% des coûts de sa recherche.

Par contre, certaines exemptions fiscales existent qui peuvent amoindrir considérablement le fardeau des frais indirects. Contrairement, ici encore, à la grande entreprise, la PME méconnaît souvent ces possibilités d'exemption fiscale. C'est alors le rôle de l'université, particulièrement de ses bureaux spécialisés (BLEU), d'informer adéquatement la PME.

En somme, la PME exige une plus grande flexibilité de la part de l'Université. Elle est par définition plus vulnérable et donc par nature plus inquiète. Elle tolère moins bien les zones grises, compte tenu que l'ampleur de ses investissements en recherche peut déterminer sa survie ou sa mort.



Quelques exemples de réussite

Afin de développer des partenariats de recherche avec la PME, quatre exemples de réussites ont été présentés:


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Atelier no 4.

Exploitation des résultats de la recherche

Animateur de l'atelier: M. Pierre Parent
Directeur
Bureau de liaison pour la recherche et le développement
Université du Québec à Montréal


Secrétaire de l'atelier: M. Jean Bernatchez
Agent de recherche
Service des études avancées et de la recherche
Université du Québec


Pierre Parent, directeur du Bureau de liaison pour la recherche et le développement de l'UQAM, anime cet atelier. Il rappelle d'abord que la justification première de l'activité de recherche universitaire est la formation des étudiantes et étudiants. En conséquence, il propose de situer d'emblée le phénomène de l'exploitation des résultats de la recherche universitaire à l'intérieur de cette problématique plus générale, qui confère en quelque sorte à l'université sa raison d'être.
Le premier paneliste, Jean-Luc Dion, professeur de génie électrique à l'UQTR, expose son point de vue sur la question. C'est l'opinion d'un professeur d'expérience, d'un chercheur ayant créé sa propre entreprise afin de pouvoir financer ses travaux. Il trouve particulièrement difficile de concilier harmonieusement ses différentes tâches: enseignement de qualité, rédaction de manuels, encadrement d'étudiantes et d'étudiants, élaboration de projets de recherche, demandes de financement, gestion d'une entreprise. La seconde paneliste, Danielle Dion, microbiologiste et gestionnaire de la firme L'Expertise, expose les phases d'un transfert de technologie réussi, et les difficultés inhérentes à chacune de ces étapes en se référant à des exemples concrets, puisés principalement dans le secteur biomédical.

Pierre Parent invite ensuite la vingtaine de participantes et participants, très majoritairement des gestionnaires de la recherche universitaire, à exposer leurs points de vue sur le sujet, et à discuter de ces questions en gardant à l'esprit l'objectif de proposer des orientations générales, mais aussi des actions très concrètes qui puissent guider les intervenants québécois dans cette volonté de mieux rendre disponibles l'expertise et les résultats de la recherche universitaire. Essentiellement, leurs propos s'inscrivent à l'intérieur de quatre grands objectifs généraux.

(1) évaluer les programmes et les structures de transfert de technologie


Le discours politique encourage très fortement l'exploitation des résultats de la recherche universitaire. C'est dans ce contexte que les organismes subventionnaires ont mis sur pied différents programmes qui ont pour objectif principal d'accroître la contribution de la recherche universitaire au développement technologique, économique et social.

Dans cette perspective, de nombreux programmes et autres modalités de financement de la recherche ont été instaurés. Pensons notamment au Fonds de développement technologique et au programme Synergie; aux montages financiers et aux mesures fiscales incitatives; aux subventions stratégiques des Conseils fédéraux et aux Actions concertées du Fonds FCAR. À ce jour, beaucoup d'argent a été investi. Certains de ces programmes sont même sous-utilisés, ce qui implique que l'offre peut parfois excéder la demande. Quels ont vraiment été les résultats tangibles de cette vaste opération? Peut-on parler de succès?

C'est dans ce contexte aussi qu'ont été créés les organismes et les centres de transfert de technologie, qui sont devenus des acteurs importants de la recherche universitaire au Québec. On peut mentionner ces quelques cas, qui s'inspirent de modèles bien différents: le Centre de recherche en calcul appliqué (CERCA); le Centre québécois de valorisation de la biomasse (CQVB); le Centre de recherche informatique de Montréal (CRIM). Le centre de transfert est-il un partenaire ou un concurrent des chercheurs universitaires? Les services qu'offrent ces centres sont-ils suffisamment connus?

Finalement, le transfert de technologie et le partenariat créent des attentes de toutes natures puisque la recherche universitaire et la recherche industrielle ont leur finalité et leur utilité propres. Ce sont en quelque sorte trois cultures bien différentes qui sont en interaction: celle des chercheurs, celle des gestionnaires de la recherche et celle des entreprises. Les Bureaux de liaison entreprises-universités (BLEUs) jouent-il efficacement leur rôle d'interface entre ces différentes cultures?

De façon générale, les participants et participantes croient que les liens entre les entreprises industrielles et les chercheurs universitaires sont encore très ténus, que les relations sont d'importance variable d'un secteur à un autre et plutôt sporadiques. Les organismes et centres de transfert sont peu connus des chercheurs universitaires et de ce fait, ils sont souvent perçus comme étant des concurrents potentiels plutôt que des partenaires. On remarque de plus un &laqno;fossé» entre la culture universitaire et la culture industrielle, attribuable sans doute aux préjugés (&laqno;les universitaires sont des méditatifs qui ne respectent pas leurs délais» / &laqno;les industriels privilégient la stricte rentabilité économique à court terme») et à une méconnaissance réciproque. Les participantes et participants constatent notamment que le comportement de l'entreprise par rapport à l'université ne varie pas nécessairement en fonction de sa taille, ou même de la valeur pécuniaire de l'entente en cause; il varie plutôt en fonction de la position hiérarchique des interlocuteurs. Ils notent aussi que les entreprises diffèrent beaucoup les autres des autres, et ne constituent pas une réalité monolithique.

Il importe finalement de se doter d'outils et d'indicateurs pertinents à l'évaluation, dans une perspective macroscopique, de l'efficacité du transfert et de l'exploitation des résultats de la recherche universitaire. En conséquence, il faut évaluer les programmes de transfert de technologie et les structures contribuant à ce transfert (centres de transfert et BLEUs), et contribuer aussi à un rapprochement entre la culture universitaire et la culture industrielle, dans une perspective de complémentarité et de synergie.

Il est donc proposé d'organiser à l'automne 1996 un colloque conjoint ADARUQ-ADRIQ sur l'évaluation des programmes et des structures de transfert de technologie.

(2) développer l'expertise de la gestion de la propriété intellectuelle et de la gestion des grands projets

Différents modèles ont été proposés afin de caractériser les mutations profondes de la recherche universitaire. Les concepts de maillage, de structuration fonctionnelle, de regroupement synergique, de globalisation et de contextualisation sont ceux que l'on retrouve le plus souvent dans les discours scientifiques et politiques portant sur le phénomène. Ce qui est assez facilement observable par ailleurs, c'est le fait que le processus de recherche universitaire se complexifie sans cesse. Et avec lui, sa gestion.

D'abord, la recherche est de plus en plus collective. Il faut donc gérer le partage des tâches et la répartition des fonds. Il faut aussi gérer ces aspects liés à la personnalité des chercheurs, à leurs affinités professionnelles et à la complémentarité de leurs expertises. Il faut aussi gérer la propriété intellectuelle, ce qui devient de plus en plus difficile considérant que le &laqno;résultat» de la recherche est bien souvent attribuable aux efforts de plusieurs individus, sinon de plusieurs unités de recherche.

La recherche vise aussi, de plus en plus, à répondre à des besoins scientifiques, technologiques, économiques, sociaux et culturels bien identifiés. À la gestion scientifique du projet de recherche s'ajoute donc cette dimension business: livrables, délais intégrés de production, rapports coûts / bénéfices, évaluation du &laqno;produit» de la recherche non plus seulement par les pairs, mais aussi par les utilisateurs.

Est-il toujours possible pour l'Individu-chercheur de gérer seul tous ces aspects du processus de recherche? Est-il suffisamment appuyé par son établissement d'appartenance? Les universités possèdent-elles les outils, les ressources et l'expertise nécessaires à cette gestion?

Les participants et participantes croient que non. Au plan de la propriété intellectuelle plus spécifiquement, ils estiment qu'elle doit être définie le plus rapidement possible dès le début du projet, ce qui n'est pas toujours le cas. L'expertise québécoise en gestion du transfert de technologie est jeune et les changements surviennent à un rythme accéléré. Il faut se doter d'outils permettant de considérer dans la gestion de la recherche ces nouvelles réalités.

Il est donc proposé d'organiser régulièrement des activités de formation, de perfectionnement et de partage d'expériences liées spécifiquement à des aspects de la gestion de la propriété intellectuelle et de la gestion des grands projets, auxquelles seraient conviés les chercheurs et les gestionnaires de la recherche universitaire.

(3) impliquer davantage les étudiantes et étudiants dans le processus de recherche contractuelle


Les résultats d'une enquête récemment conduite par l'Université Stanford auprès de 3 000 entreprises de Silicon Valley sont brièvement présentés. Le tiers de ces entreprises ont été créées grâce à l'implication de personnes associées à l'Université Stanford. Par ailleurs, seulement 5 % de ces entreprises avaient utilisé des technologies issues de cette université. Il faut en conclure que ce ne sont pas nécessairement les résultats de la recherche universitaire qui comptent le plus, mais bien plutôt la mobilisation des diplômés.

Ce qui importe c'est ce que ces diplômés ont dans la tête, c'est la qualité de la formation de compétences: &laqno;... the only role we've played is to provide an educated workforce that wants to stay in the area and create value for new business. The results of our survey came as a shock. But it told us that the principal business of universities is educating people.» Au contraire, &laqno;the idea of tring to make the research yield benefits that are local or immediate is the wrong way to go [...] the idea that you can invest in a research center or university in a fixed geographical place with the intention of benefiting the locality is clearly incorrect». (&laqno;Roundtable: Whither Now our Research Universities?», Physics Today, mars 1995, page 46, cité dans Camille Limoges, &laqno;L'université entre la gestion du passé et l'invention de l'avenir», communication non-publiée présentée au Symposium de la Commission de planification de l'Université du Québec [12 octobre 1995].)

Les participants et participantes remarquent qu'au Québec, généralement, les étudiantes et étudiants ne sont pas suffisamment intégrés au processus de recherche contractuelle. Pourtant, ils constatent qu'au plan scientifique, eu égard à ses méthodes et sa logique, la recherche contractuelle est très comparable à la recherche subventionnée.

Certes, les universités sont plus &laqno;ouvertes» à la recherche contractuelle. Elles constatent que le contrat de recherche, bien que répondant souvent à un besoin concret et immédiat identifié par l'entreprise, peut contribuer grandement au développement d'une programmation qui s'inscrive dans une perspective plus fondamentale, et au développement d'une collaboration suivie entre l'entreprise et l'université, propice à l'innovation. Les entreprises aussi sont plus enclines à s'associer à l'université, qui dispose d'un bassin d'expertise appréciable. Mais ce serait nier l'essence même de ce qu'est l'université que de mesurer la pertinence de la recherche universitaire à sa seule contribution à l'innovation.

Comme les conseils subventionnaires l'ont fait récemment pour le cas de leurs programmes de subventions, les universités devraient elles aussi s'associer à la recherche contractuelle uniquement lorsque l'entente contribue à la mission de formation des étudiantes et étudiants.

Il est donc proposé que les universités reconnaissent mieux la pertinence de la recherche contractuelle à l'objectif de formation des étudiantes et étudiants. Il est proposé par ailleurs que les entreprises reconnaissent davantage la contribution appréciable au processus de recherche des chercheurs en formation.

(4) contribuer à la valorisation sociale de recherche et à la valorisation de la recherche sociale


Force est de constater que la crédibilité des universitaires, si elle est généralement reconnue dans les milieux spécialisés, l'est beaucoup moins auprès de la population en général. L'État demeure toujours le principal &laqno;actionnaire» de la recherche, mais ses gestionnaires sont très sensibles aux préférences de la population. La crise des finances publiques fait en sorte que l'heure est aux choix de société. Et dans l'esprit de certains, ces choix se posent sans grandes nuances: doit-on couper tels programmes de subventions de recherche ou fermer tel hôpital? Aussi est-il plus urgent que jamais de contribuer à une certaine forme de valorisation sociale de la recherche.

Les participantes et participants proposent quelques pistes: diffuser les résultats de la recherche à l'extérieur des frontières où loge généralement la communauté scientifique; développer de nouveaux créneaux basés sur la pertinence sociale de la recherche; mieux reconnaître et favoriser la recherche-action, la recherche-formation. Mieux valoriser également le travail du chercheur, lui assurer un rayonnement et une publicité appropriés. Le gestionnaire de la recherche doit par conséquent bien connaître le chercheur, et le type de recherche qu'il fait. Le meilleur &laqno;vendeur» d'un savoir ou d'un savoir-faire, c'est souvent le chercheur lui-même, aussi les conférences de vulgarisation sont-ils des outils pertinents de transfert de connaissances. Le gestionnaire de la recherche se présente alors comme l'interface entre le scientifique et le public. Cela lui permettra de plus de développer les réflexes et les compétences qui lui permettront d'identifier plus facilement le potentiel des réalisations des chercheurs avec lesquels il travaille.

Sur un autre plan, les participants et participantes remarquent que la recherche sociale est peu présente dans le processus de transfert. Cela s'explique principalement par le fait que cette présence est souvent mesurée en termes financiers. La recherche en sciences humaines conduit à des objets d'exploitation généralement très différents de ceux des autres secteurs. Bien souvent, peu d'argent est associé au processus puisque l'utilisateur de la recherche, dans plusieurs cas, c'est la collectivité dans son ensemble.

Mais il faut garder à l'esprit que le chercheur du domaine contribue de multiples façons à transférer son savoir et son savoir-faire, en agissant comme expert, comme critique, en traduisant en quelques mots simples un phénomène complexe, pour le bénéfice des lectrices et lecteurs d'un journal. Et ces activités de transfert ne sont généralement pas comptabilisées officiellement.

Mais plus encore, les sciences sociales et humaines, particulièrement l'éthique, l'épistémologie et l'évaluation sociale des sciences et des techniques, seront de plus en plus mises à contribution puisque le milieu scientifique s'interroge davantage sur ses pratiques, et que le public et les gouvernements exigent maintenant que l'université fasse rapport de la pertinence et de la qualité de ses activités.

Il est donc proposé que les gestionnaires contribuent à la valorisation sociale de la recherche en jouant plus activement ce rôle d'interface entre les scientifiques et le public en général. Il est proposé par ailleurs que les gestionnaires développent les outils qui leur permettront de mesurer plus justement les activités de transfert du domaine des humanités.



Résumé des discussions transmis aux participantes et participants du Colloque annuel 1995 de l'ADARUQ par le président du comité d'organisation, monsieur Gilles Beaudry, le 30 janvier 1996.


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